Après une route surprenante, construite à même la roche calcaire grise en surplomb sur la
vallée de la Vésubie, vous arrivez à Duranus, très petit village à l'habitat dispersé à flanc de colline, au sein d'une nature préservée plantée de chênes et d'oliviers.
Modeste par sa taille, Duranus attire le touriste par son histoire : une légende veut que la
Reine Jeanne, au 14ème siècle, après sa fuite de Naples, se soit réfugiée au château de Rocca Sparviera, et qu'un soir de Noël, ses enfants y furent assassinés par ses poursuivants.
La reine horrifiée aurait maudit la cité en prophétisant sa ruine. Plus tard, à l'arrivée des troupes révolutionnaires françaises, une partie de la population résiste à l'occupant, le Mont Férion étant alors une base importante des " barbets ", maquisards de l'époque.
Aujourd'hui, le belvédère du " Saut des Français ", qui se trouve à l'entrée du village en arrivant de la
Vésubie, commémore l'épisode où, durant la guerre de 1793-1794, les " barbets " obligèrent leurs prisonniers français à sauter dans le vide. En vous rendant sur les lieux, vous aurez un panorama exceptionnel sur les
gorges de la Vésubie … mais ne vous penchez pas trop!
Si vous disposez d'une heure, empruntez le chemin qui part de la fontaine au plus haut du village jusqu'au petit collet marqué par une croix en fer.
De là, vous pourrez admirer l'Argentera, plus haut sommet des Alpes du Sud (3297 m), le Brocan et le Guillé et même, apercevoir, côté Est, les ruines d'une mine d'arsenic avec une cheminée encore intacte.